Premières notes

J’en conviens, je suis en panne d’originalité pour intituler ce billet, mais tout comme j’ai fait mon bilan personnel des meilleures notes de 2025, je m’autorise à évoquer les musiques que j’ai entendues, parfois vues, ces tout premiers jours de 2026.

Il y a les spectacles dont j’ai déjà parlé à Vienne (Hänsel und Gretel, La Chauve-Souris) et dont Bachtrack a publié mes critiques hier :

L’enchantement des contes de l’enfance

C’est en repensant à ce beau spectacle, et au magnifique duo du 2e acte, la prière des enfants, que j’ai choisi cette dernière pour accompagner la cérémonie d’adieu à ma mère qui a eu lieu hier à Nîmes (L’adieu).

Une inaltérable Chauve-Souris à l’opéra de Vienne

Avec la prise de rôle sur scène de Jonas Kaufmann en Gabriel von Eisenstein.

J’aurais pu aussi choisir ce moment qui me bouleverse toujours dans le 2e acte de La Chauve-Souris, la toute fin en particulier…

Je n’ai pas pu assister même à une répétition du concert du Nouvel an dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Je ne sais si je dois le regretter, à lire les commentaires pour le moins divergents qui se sont exprimés ici et là.

En revanche, j’étais dimanche après-midi à Radio France pour une IXe symphonie de Beethoven devenue traditionnelle en début d’année depuis que Mikko Franck avait décidé, en 2018, d’importer à Paris une habitude séculaire dans les pays germaniques. On peut réécouter le concert sur France Musique et lire ma critique sur Bachtrack : La Neuvième démonumentalisée de Maxim Emelyanychev à Radio France.

Restes de Vienne

D’ordinaire je revenais de Vienne la valise chargée de CD, parfois de DVD et de partitions. Cette fois-ci bien maigre pitance trouvée dans les rayons clairsemés du magasin au rez-de-chaussée de la Haus der Musik.

Je me demande bien quand et si Eric Leinsdorf (1912-1993) bénéficiera un jour d’une réédition de son legs discographique, qui a le malheur – pour nous – d’être éclaté entre plusieurs labels, plusieurs pays. Je guette ses enregistrements réalisés à l’ère de la première stéréo à Los Angeles dans un full dimensional sound :

Je ne connaissais pas le disque d’Anja Harteros, que j’aimerais voir plus souvent sur scène

Quant à la série lancée par Deutsche Grammophon pour le téléchargement de concerts « live » elle a fait long feu, mais on en trouve encore ici et là des échos… en CD. Et ce concert de Lorin Maazel à New York fait partie de ses réussites.

Pour compléter la discographie de Christoph von Dohnanyi (1929-2025), il faut chérir et rechercher ses ultimes enregistrements avec le Philharmonia de Londres. Je suis content d’avoir trouvé à Vienne ce double CD, qui me semble comme un accomplissement.

Dans une prochaine brève de blog, je ne manquerai pas d’évoquer la nomination plutôt surprenante annoncée hier par le directeur de l’Opéra de Paris, Alexander Neef.