Morgen ou les lendemains qui chantent

#Confinement Jour 55

Dans quelques heures, la France commencera à se « déconfiner ».

Qui mieux que Richard Strauss pour chanter ce lendemain ?

Morgen!
Und morgen wird die Sonne wieder scheinen
und auf dem Wege, den ich gehen werde,
wird uns, die Glücklichen sie wieder einen
inmitten dieser sonnenatmenden Erde…
und zu dem Strand, dem weiten, wogenblauen,
werden wir still und langsam niedersteigen,
stumm werden wir uns in die Augen schauen,
und auf uns sinkt des Glückes stummes  Schweigen
Demain!
Et demain le soleil brillera à nouveau,
Et sur les chemins que j’emprunterai,
Il nous unira à nouveau, nous les heureux,
Au sein de cette terre qui inspire le soleil,
Et vers la plage, vaste, aux ondulations bleues,
Nous descendrons calmement et lentement,
Silencieux nous nous regarderons dans les yeux, 
Et sur nous descendra le silence muet du bonheur

 

Morgen (Demain) fait partie d’un bouquet de quatre mélodies – son opus 27 – composées par Richard Strauss en 1894, sur un poème de John Henri Mackay (1864-1933), un écrivain d’expression allemande d’origine écossaise. Strauss offre ces quatre Lieder en guise de cadeau de mariage à la cantatrice Pauline de Ahna qu’il épouse le 10 septembre 1894.

Morgen est le plus souvent chanté par une voix de femme, mais on ne résiste pas au charme d’un Wunderlich ou d’un Fischer-Dieskau !