Madame Butterfly à Montpellier

En moins de deux semaines, j’aurais pu assister à trois représentations différentes de Madama Butterfly, l’opéra de PucciniÀ Paris (dans l’inépuisable mise en scène de Bob Wilson, déjà vue au moins deux fois), à Liège et à Montpellier.

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C’est à Montpellier, dans une salle qui m’est familière – l’Opéra Berlioz – où ont lieu les soirées du Festival Radio France, que j’ai assisté à la première des trois représentations de Madame Butterfly proposées par l’Opéra-Orchestre National de Montpellier Occitanie

J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu et entendu mercredi soir.

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On aurait pu imaginer une direction plus investie, plus chatoyante, tant la musique sublime de Puccini y invite, mais les forces musicales de Montpellier, orchestre et choeurs, ont, quelques semaines après l’éblouissant Fervaal dans le cadre du Festival Radio Francefait une nouvelle démonstration de leurs qualités d’ensemble.

IMG_6185(Noëlle Geny et le choeur de l’Opéra national de Montpellier)

Mise en scène juste, épurée, sensible de Ted Huffman

Distribution, comme toujours à Montpellier, à peu près parfaite : les chanteurs ont la voix et le physique de leurs rôles (ce qui n’était pas tout à fait le cas lors d’un récent Don Giovanni).

Karah Son est une Butterfly bouleversante, voix d’airain qui sait user de ses fragilités, le Pinkerton du jeune ténor chilien Jonathan Tetelman a toutes les séductions, la voix n’est pas très puissante, mais le timbre est solaire et la prestance admirable. Mêmes compliments pour le Sharpless d’Armando Noguera, qu’on a déjà entendu sur d’autres scènes, et la Suzuki ombrageuse de Fleur Barronet tous les autres rôles.

Pour ceux qui le peuvent, précipitez vous ce soir ou dimanche après-midi au Corum de Montpellier. Et pour tous les autres, l’indépassable version Freni-Pavarotti-Karajan !

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