La fête de l’orchestre

Semaine faste pour les amoureux de l’orchestre à Paris. Et dans les trois salles de concert de la capitale.

Samedi dernier l’orchestre philharmonique de Berlin et Simon Rattle à la Philharmonie de Paris (lire Berlin à Paris)

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Jeudi soir, à l’auditorium de la Maison de la radio, concert doublement inaugural : le premier de la saison 17/18 de Radio France, et surtout le premier d’Emmanuel Krivine comme directeur musical de l’Orchestre National de France. Le public du Festival Radio France avait déjà eu comme un avant-goût de la relation très forte qui s’est nouée entre le chef français et le « National » (Salut les artistes)

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Programme emblématique de la ligne artistique qu’entend promouvoir le premier chef français de l’ONF depuis Jean Martinon. Webern (Passacaille), Richard Strauss (Vier letzte Liederet la Symphonie de Franck.

Un long mariage après la lune de miel décrite par Diapason ? On l’espère, on le souhaite.

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DJJst26WAAAVTbS(Emmanuel Krivine salué par Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Mathieu Gallet, PDG de Radio France à l’issue du concert du 7 septembre)

La fête de l’orchestre se poursuivait hier soir, dans le nouvel auditorium de la Seine Musicalele vaste paquebot arrimé à l’île Seguin à Boulogne, inauguré en avril dernier (voir La Seine Musicale inaugurée)Une salle qui confirme ses qualités acoustiques, précision, chaleur, malgré l’effectif orchestral imposant du programme choisi par Louis Langrée et le Cincinnati Symphony Orchestra pour l’avant-dernier concert de leur triomphale tournée européenne : On the Waterfront de Bernstein, le Lincoln Portrait de Copland (une oeuvre créée par l’orchestre de Cincinnati et donnée ici dans sa version française avec Lambert Wilson comme récitant) et la Cinquième symphonie de Tchaikovski.

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Bonheur évidemment de retrouver Louis Langrée avec « ses » musiciens américains, curiosité aussi. Comment cette phalange si typiquement chaleureuse, dense et ronde, moins brillante – d’autres diraient moins clinquante – que certaines de ses concurrentes, allait sonner sous la houlette d’un chef qu’on a tant fréquenté et entendu avec des formations européennes (Liège, Paris, Berlin, Vienne, Londres, etc.) ? Comme toujours avec Louis Langrée, la partition même la plus connue (Tchaikovski) semble (re)naître, des traits, des lignes mélodiques, des détails rythmiques nous sont révélés, mais insérés dans une grande arche, un mouvement inépuisable, irrésistible.

IMG_2035(Paul Meyer, Pascal Dusapin et Florence Darel impatients de découvrir l’acoustique de l’auditorium de la Seine Musicale et d’entendre le Cincinnati Symphony et Louis Langrée)

Le concert avait commencé par Bernstein, les musiciens américains et leur chef l’ont terminé par Bernstein, et son ouverture de Candide

 

2 réflexions sur “La fête de l’orchestre

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