Rien n’a changé

L’actualité vient démontrer à foison que « l’affaire » Thévenoud (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/04/02/rehabilitation/), telle que l’éphémère secrétaire d’Etat la relate, pourrait figurer dans la Bibliothèque rose. Ce ne sont pas les centaines de noms associés au scandale des Panama Papers qui auraient eu ce genre d’ennuis, des problèmes de fins de mois, de retard ou d’oubli de paiement de leurs impôts, de leurs crédits ou de leurs factures…(http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/04/le-tournis-le-vertige-et-la-nausee_4895155_3232.html)

Le gros pavé, à tous les sens du terme, que publie Jean Peyrelevade, risque de passer inaperçu dans la déferlante panaméenne. Et pourtant il raconte une histoire qui a tout à voir avec les « révélations » d’aujourd’hui. Dans la préface, il n’incite guère à l’optimisme.

« Rien n’a changé », dit-il, vingt ans après un autre scandale, objet de ce livre, l’affaire du Crédit Lyonnais.

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Cet extraordinaire document qui retrace, d’une plume souvent féroce, le sauvetage du Crédit Lyonnais est l’histoire d’une double trahison de l’Etat. D’abord la trahison inspirée par un système où irresponsabilités et incompétences ne sont jamais sanctionnées, un système incapable de contrôler le pouvoir qu’il a lui-même installé, un système où on a laissé pendant cinq ans une banque de taille mondiale dériver jusqu’aux frontières de la faillite. Des prêts hasardeux aux investissements des requins d’Hollywood, l’entreprise a connu les plus folles dérives sous le règne d’inspecteurs des Finances protégés par le sérail. Mais ce que raconte l’auteur, c’est aussi la trahison d’une caste, celle de Bercy. On y découvre une nomenklatura pénétrée de certitudes et persuadée d’incarner l’intérêt général… Une fois que le scandale a éclaté, un petit groupe de dirigeants politiques et de hauts fonctionnaires va s’efforcer de faire disparaître, malgré le redressement accompli, les traces de ce qui restera le plus grand désastre financier des trente dernières années et qui constitue une tâche sur leur réputation. Ce témoignage explosif décrit, à travers de nombreux portraits et anecdotes, dix ans de lutte acharnée menée pour sauver une grande maison que tout le monde, des ministres français aux commissaires européens en passant par les banques de la place, condamnait.

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