Une semaine après

IMG_3266(Mark Rothko, No.16, 1960, Metropolitan Museum)

Impossible de poursuive le récit de mon séjour à New York (New York today), l’actualité mortuaire de ces derniers jours ayant tout balayé…Reprenons.

Il y a tout juste une semaine, après avoir traversé Central Park sous un timide soleil d’hiver, je retrouvais l’atmosphère si particulière de cet immense vaisseau qu’est le Metropolitan Museum of Art.

IMG_3176

IMG_3182

IMG_3189

IMG_3186

IMG_3184

IMG_3196

Inenvisageable de tout voir, se concentrer sur certaines salles, et les expositions temporaires. Et puis c’est agréable un musée où l’on peut tout photographier, sans crainte de se voir opposer un règlement obsolète (comme en Europe) !

IMG_3246(Van Gogh, l’Arlésienne)

IMG_3224(Picasso, Arlequin assis)

Une sélection en photos des chefs-d’oeuvre du Met à voir ici : New York, les trésors du Met (I)

Je l’avais manquée au Centre Pompidou, j’ai pu voir la magnifique rétrospective David Hockney

IMG_3293

IMG_3292 2

Compte-rendu dans un prochain billet.

Photos : lemondenimages.wordpress.com

D comme Danube

Y a-t-il fleuve plus admirable que le Danube ? Au fil des ans, j’ai fini par le parcourir de sa source (Donaueschingen une aimable cité de Forêt Noire bien connue des amateurs de musique contemporaine) à son embouchure, l’immense zone préservée du Delta du Danube.

Je connais le Danube en Allemagne bien sûr, à Vienne évidemment, à Budapest – majestueux – et je l’ai traversé récemment pour passer en Bulgarie (voir De Syldavie en Bordurie)

Je ne vais pas me lancer (pas maintenant en tout cas !) dans un recensement des musiques liées au Danube, elles sont innombrables et aussi diverses que les paysages que traverse le deuxième plus long fleuve d’Europe.

Juste trois raretés pour le plaisir, deux valses et un poème symphonique. De Julius Fucik, la valse des légendes du Danube (Donausagen).

610JJq6cgIL._SL1050_

De Leoš Janáček un poème symphonique tardif (1925) intitulé… Danube

61GjXuSqooL

Et il faut bien un compositeur roumain – Iosif Ivanovici – pour évoquer Les Flots du Danube.

Un mot sur le chef de cette version toute en légèreté et pulsation, Henry Kripsqui est bien le frère de l’autre, Josefmais qui a eu un tout autre destin puisque l’essentiel de sa carrière s’est faite en Australie ! C’est par Henry Krips et son Philharmonia Promenade orchestra – un orchestre de studio voué à la musique dite légère – que j’ai découvert Suppé, Waldteufel, etc.

51NZOBfLy9L

On trouve malheureusement très peu de rééditions en CD de ce chef, et il faut se méfier de celles qui sont proposées en téléchargement (notamment le très médiocre label Mastercorp).

Revenons au delta du Danube où j’ai passé toute la journée de ce dimanche, entre petit bateau à moteur, voiture à cheval, balade en forêt et sur des chemins sablonneux.

J’avais un souvenir assez étonnant de mon premier voyage en 1973 (lire le récit détaillé ici : Les grenouilles du delta). Lorsque je suis revenu en 2003 je n’ai pas refait l’excursion. C’était donc, quarante-quatre ans après, un retour aux sources, mais cette fois en grand et en large, presque onze heures passées dans le delta, à observer des centaines d’oiseaux – les pélicans qu’on avait vus si nombreux il y a quatorze ans se faisaient discrets -, à essayer d’apercevoir les chevaux sauvages de Letea, que la chaleur et l’afflux de touristes ont semble-t-il dissuadés de se montrer…

Toutes les photos de cette journée extraordinaire à voir ici : Le delta du Danube

 

L’incroyable Mister H.

On s’était dit qu’on s’abstiendrait le temps d’un week-end prolongé. Pour mieux voter dimanche prochain.

Dix-huit ans d’absence, la dernière fois c’était une belle Toussaint, 1999. On avait presque oublié VeniseL’enchantement est intact.

Entre deux averses, la première visite a été pour la Douane de Mer, suivie du Palazzo Grassi. Pour une exposition époustouflante, littéralement incroyable. On n’a pas toujours aimé Damien Hirst. Là on est bluffé…

Complètement d’accord avec Le Monde (Damien Hirst, la tentation de Venise). Extraits

Pour une fois, rien d’exagéré à dire que c’est du jamais-vu. Le come-back de Damien Hirst à la collection Pinault de Venise peut être affublé de tous les superlatifs, ils ne seront pas de trop. Délirant, mégalomane, abyssal, babylonien, kitchissime, « über-expensive »… Le vieil enfant terrible de la scène des Young British Artists fait d’ores et déjà exploser le standard de la billetterie avec cette double exposition blockbuster. Elle envahit chaque recoin de la Punta della Dogana et du Palazzo Grassi, et fera, à n’en pas douter, date.

Son exposition se situe quelque part entre Pirates des Caraïbes et Indiana Jones, assaisonnée d’un soupçon de frères Farrell pour l’autodérision et d’une bonne giclée de Da Vinci Code pour les effets spéciaux volontairement outrés. Bref, un retour tonitruant après des années de silence

Le pitch ? Il était une fois, il y a quelque deux mille ans, un immense collectionneur du nom de Cif Amotan II. Esclave affranchi, il possédait toutes les merveilles du monde, qu’il désira un jour abriter sur une île. Hélas – est-ce punition divine pour tant d’arrogance ou juste la faute à pas de chance ? –, le bateau coula, avec ses richesses. Il fallut attendre le début du XXIe siècle pour qu’un archéologue convainque Hirst d’allouer toute sa fortune sothebysienne à la sortie des eaux de l’antique magot. Voilà ce que raconte le livret offert à l’entrée, ainsi qu’un « documentaire » consacré à l’expédition sous-marine, dont de spectaculaires photos émaillent le parcours.

La suite consiste en une accumulation absolument insensée de « richesses ». Un codex aztèque, des pépites d’or, le combat de la déesse indienne Kali avec l’hydre de Lerne, des sphinges et des masques de Bali, des pharaons et des pieds géants d’Apollon, un Pégase et une Amazone romaine, des monnaies impériales, des bouddhas et des casques khmers…
18194716_10154611533232602_5145517013315640848_n18119440_10154611533217602_845386924438832982_n18198671_10154611533372602_813615407994817185_n18193722_10154611533332602_7734372058198899260_n18157438_10154611533437602_3084038228776515159_n18198752_10154611533497602_34728445056856954_n18194103_10154611533632602_6424832755017532586_n18157891_10154611533537602_4427315018198338504_n18193804_10154611533717602_4132157210520537590_n18157008_10154611533802602_8579604111756272478_n18194089_10154611533847602_861490075483128924_n18199470_10154611533872602_6056932140549417866_n

Suite demain de Treasures from the Wreck of the Unbelievable

Cuba, aventures et mésaventures

Sous le coup de la colère, j’étais prêt à écrire un billet incendiaire. Que je n’écrirai pas finalement. Ou pas maintenant. Par respect pour les Cubains qui n’y peuvent rien, ou pas grand chose, de l’incapacité de leur pays, de leurs dirigeants, à s’adapter, avec leurs traditions, à leur manière, au monde actuel.

Quatorze heures d’attente pour prendre un vol de 30 minutes, en raison certes d’un incident technique sur l’appareil qui devait nous transporter, mais surtout la démonstration évidente que la gestion de ce genre de situations, le simple service de la clientèle dont on a la charge, sont des objectifs encore bien lointains.

Reste de très beaux moments comme ce coucher de soleil sur la grande avenue du bord de mer de La Havane, le Malecón

Photos ici : Sunset on Malecon

Ou encore ce trop court séjour à Trinidad, à voir ici : La fiesta à Trinidad

Malgré son titre racoleur, le livre que je suis en train de lire (La vie cachée de Fidel Castro) est une mine d’informations sur le lider maximo Fidel Castro qui a fêté ses 90 ans le 13 août dernier !