Les jours enfuis

Impossible d’échapper à la tragique actualité de la planète.

Je retrouve quelques photos du printemps 2009 en découvrant ce matin les ravages provoqués par l’ouragan Irma sur l’île de Saint-Martin. Jours heureux au milieu d’une population chaleureuse, solidarité d’autant plus vive aujourd’hui avec ceux qui ont tout perdu.

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Inégalité aussi révoltante dans le traitement des catastrophes : combien d’heures d’antenne, de reportages pour l’ouragan Harvey qui a touché le Texas, et combien en comparaison pour les terribles inondations qui ont frappé Bombay ? (lire : Bombay est aussi sous l’eau).

Souvenirs là encore de deux visites à un an d’intervalle dans cette ville-monde (voir Visite à Shiva, cet univers si riche humainement (voir Film City), si intensément chaleureux et attachant (voir La vie devant soi)

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(Des photos de cette ville fascinante : Sea frontMarchésBritish HeritageJardins suspendus).

Les jours enfuis, les vies disparues, c’est l’actualité de la rentrée cinématographique, avec le film primé à Cannes de Robin Campillo : 120 battements par minute.

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Tout a été écrit et dit sur ce grand film, qu’il faut assurément voir. C’est une histoire, celle d’Act Up, que ma génération a vécue en direct, tout ici est juste, sobre, magnifiquement filmé, rien n’est de trop, pas de mélo ni de caricature. Les acteurs sont parfaits. Sortant du cinéma de quartier où j’ai vu le film hier soir, je repensais intensément au printemps 1993, ces allers-retours Haute-Savoie Paris pour rendre visite à B. à l’hôpital Rothschild. Le corps ne suivait plus, mais l’esprit était encore vif, malgré le visage et les yeux creusés par l’inexorable maladie : « Tu leur diras bien que je les embrasse, et que je viendrai vous voir bientôt ». Il savait, comme moi, que jamais il ne viendrait plus embrasser son filleul et son frère, mes enfants. Il n’avait pas 40 ans…

Combien sont-ils, connus ou inconnus, artistes, musiciens, danseurs, que j’ai eu la chance de rencontrer, fréquenter, pendant des jours heureux et des soirs de fête, qui ne sont plus qu’un long cortège de souvenirs…

 

 

Nouveaux publics

Quand on a, depuis toujours, la conviction que la musique classique n’est pas moribonde ni élitiste ni réservée aux mélomanes etc. (tous poncifs qui continuent d’être alignés à défaut d’arguments), quand on l’a prouvé, en inventant des formats, des formules, qui font salles combles de publics heureux, on est d’autant plus intéressé de découvrir des publics aussi différents que ceux que la récente tournée de l’Orchestre de la Suisse romande, en Chine et en Inde, nous a permis de rencontrer.

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Pékin dans l’immense bulle dessinée par l’architecte français Paul Andreu, inaugurée en 2007 juste avant les Jeux Olympiques, le National Center for Performing Arts (NCPA) comprenant une salle de concert et un opéra !

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Le public qui se presse ce premier soir à Pékin est très varié, beaucoup de familles, sans doute peu informé du programme qui lui est proposé (Prélude à l’après-midi d’un faune, Introduction et rondo capriccioso, Tzigane,  une large suite de Roméo et Juliette). La poésie intimiste de Debussy les surprend, les pièces virtuoses du violon pourtant peu démonstratif de Renaud Capuçon suscitent plus d’élans, le Prokofiev décontenance, le chef a fait le choix de terminer par les épisodes recueillis de la mort de Juliette, donc peu susceptibles d’enflammer les foules. Il faudra un bis chinois (« Murmures du printemps ») pour réchauffer le public.

Le lendemain, à 150 km au sud de Pékin, c’est à Jinan qu’on se retrouve dans un complexe encore plus récent que celui de la capitale chinoise, au milieu d’une toute nouvelle zone inhabitée. Dans la très belle salle de concert, l’organisateur local a une saison de 5 concerts symphoniques par saison, 3 d’entre eux étant concentrés entre le 28 et le 30 avril ! (La veille de l’OSR, c’était la Staatskapelle de Dresde, le lendemain l’Orchestre de chambre de Moscou). La salle est distante de 11 km du centre de la ville ! et aucune commodité à proximité. Il faut vraiment avoir envie de venir !IMG_2673

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Le programme est tout sauf familier à un public très jeune et familial, qui n’a manifestement aucune habitude du concert classique : Pavane pour une infante défunte, concerto pour violon de Beethoven et 2ème symphonie de Brahms. Assise à ma gauche, une fillette de 7/8 ans est captivée par Beethoven, elle danse quasiment sur place, beaucoup d’autres ont du mal à se concentrer sur une oeuvre longue et peu spectaculaire. Renaud Capuçon m’avouera après le concert avoir dû subir au premier rang les bavardages ininterrompus de spectateurs qui n’avaient manifestement pas intégré la dimension silencieuse de l’écoute. Mais c’est l’exception – malheureuse – qui confirme l’aptitude de ce public à simplement se laisser porter par une musique dont elle ne connaît ni les codes ni l’histoire. Il aurait fallu pouvoir interroger ce millier de Chinois sur ce qu’ils avaient ressenti et retenu de ce parcours dans la musique la plus européenne qui soit.

IMG_2674Shanghai c’est tout de suite une autre histoire, la salle est plus ancienne, sonne plus sec, le public est manifestement plus habitué. La bonne idée c’est l’affichage de part et d’autre de la scène du programme et des interprètes. Le même programme qu’à Pékin, mais reçu plus chaleureusement, l’intuition que la pratique du concert classique est plus répandue ici.

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A la sortie beaucoup de demandes d’autographes au chef d’orchestre, Osmo Vänskä.

À Bombay changement complet d’ambiance, la salle de 1100 places du NCPA porte mal son âge, les abords sont peu entretenus – comme un grand nombre de bâtiments publics – c’est un euphémisme !

IMG_2968C’est pourtant là qu’ont lieu les grands événements musicaux (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/04/30/zubin-80/)

Manifestement la recherche de nouveaux publics, plus familiaux ou jeunes, ne fait pas partie des objectifs du Centre, présidé par une personnalité aussi vénérable qu’inamovible.  On est dans l’entre-soi, ce qui n’empêche pas une partie du public d’applaudir inopinément entre les mouvements de Beethoven ou Brahms.

Comme le disait le violoncelle solo « historique » de l’OSR, François Guye, ce type de rencontres avec des publics si différents de ceux qui fréquentent le Victoria Hall de Genève ou les salles de concert de Paris ou Londres, remet en question salutairement les modes de transmission traditionnels de la musique classique. Depuis le temps qu’on le dit…

Dernières images

La presse qui accompagnait la tournée de l’Orchestre de la Suisse romande en Chine et en Inde a déjà tiré quelques conclusions de cinq concerts aussi contrastés : (http://www.tdg.ch/culture/musique/osr-face-choc-indien/story/16084784) et (https://www.letemps.ch/culture/2016/05/05/osr-quitte-asie-porte-inde).

La comparaison entre les publics rencontrés est très riche d’enseignements en effet, on y reviendra plus longuement.

Tout juste rentré, je garde quelques dernières images de Bombay l’infinie…

IMG_2957IMG_2956IMG_2935IMG_2952IMG_2950(L’intérieur de la gare Victoria)

IMG_3068(La mosquée Haji Ali)

IMG_3049(Avant le concert jeudi soir, coucher de soleil sur la baie)

IMG_3052IMG_3040(Des fleurs partout)

IMG_2913IMG_2955IMG_3021(Le plus vieux quartier portugais de Coliba, l’entrée du port de pêche Sassoon Docks, la plus ancienne église de Bombay, Afghan Church)

IMG_2970IMG_2421(Héritage des Britanniques, une immense pelouse de cricket)

IMG_2914(Foules bigarrées)

IMG_2995IMG_3071Sur la route de l’aéroport, le magnifique pont qui relie le nord et le sud de la mégalopole Bandra-Worli Sea Link

IMG_3072IMG_3073(Le nouvel aéroport de Bombay ouvert en 2014)

Beaucoup d’autres images à suivre sur : https://lemondenimages.me/2016/05/07/old-shanghai-iii-temples-et-jardins/

 

 

Les géants

Impressionnant finalement de visiter en moins de deux semaines les deux pays les plus peuplés du monde et trois mégalopoles à côté desquelles Paris ou même Londres font figure de villages : Pékin, Shanghai et maintenant Bombay.

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Il faudra refaire défiler les souvenirs et les photos à tête reposée lorsque l’excitation et les fatigues d’une tournée seront retombées.

Autant Shanghai donne le sentiment d’une planification et d’un développement méthodiques et organisés, autant Bombay confirme un sentiment déjà perçu l’an dernier, d’une immensité en mouvement perpétuel, peu regardante sur l’état du patrimoine… et des humains. Malheur/Bonheur sont plus que jamais des notions aux contours flous.

Quelques photos prises dans la vie trépidante de Bombay l’attestent.

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Return to Bombay

J’étais loin d’imaginer il y a un an que je reviendrais aussi vite à Bombay, cette fois pour des raisons professionnelles, puisque l’Orchestre de la Suisse romande va y donner deux concerts au NCPA (National Center for Performing Arts). Le transfert Shanghai-Bombay a été quelque peu bousculé, en raison d’une panne de l’avion qui devait relier Shanghai à Hong Kong. C’est dans de telles circonstances qu’on mesure l’importance d’avoir une excellente équipe d’appui : 80 musiciens ont pu prendre un vol plus tôt et ainsi avoir la correspondance pour Bombay. Les autres et certains accompagnants ont eu droit à une nuit inattendue à Hong Kong.

L’aéroport de Bombay est ultramoderne, mais les bonnes vieilles habitudes – files d’attente interminables, et tellement plaisantes au milieu de la nuit, au contrôle de l’immigration. Bref entre la sortie de l’avion et l’accès aux chambres du Taj Mahal Palace, seulement trois heures (!).

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Pour le reste relire ce que j’écrivais il y a un peu moins d’un an :

https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/05/18/retour-de-bombay-i-visite-a-shiva/

Zubin 80

Quelques jours avant l’arrivée de l’OSR à Bombay – une première pour l’orchestre – l’occasion est idéale d’envoyer un sonore Happy Birthday à l’un des plus illustres enfants de la mégalopole indienne : Zubin Mehta.

Né le 29 avril 1936, Zubin est le fils de Mehli Mehta, violoniste et fondateur de l’orchestre symphonique de Bombay. 

Bon sang ne sachant mentir, c’est tout logiquement que le jeune adolescent s’oriente vers la direction d’orchestre et fait ses classes à Vienne auprès du célèbre chef et pédagogue Hans Swarowsky.(https://fr.wikipedia.org/wiki/Zubin_Mehta)

C’est à Vienne qu’il réalise pour Decca, à tout juste 30 ans, son premier enregistrement symphonique, et pas n’importe quoi : la 9ème symphonie de Bruckner. Coup d’essai, coup de maître qui installe durablement Zubin Mehta comme un interprète de prédilection du répertoire viennois, et comme un hôte privilégié des Wiener Philharmoniker.

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Impossible de dérouler ici la carrière, la discographie du chef octogénaire. Disons qu’à titre personnel j’aime beaucoup les premières années d’un musicien incroyablement doué, qui s’est ensuite parfois abandonné à la facilité, à une certaine routine. On écoutera donc avec bonheur ce que Decca a regroupé dans un beau coffret hommage, les années Los Angeles, les premières avec l’orchestre philharmonique d’Israel, dont Mehta est le chef à vie depuis plus de 40 ans !

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J’ai beaucoup aimé ses premiers concerts de Nouvel an à partir de 1990, mais nettement moins la version assoupie de 2015…

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Un souvenir personnel pour finir : l’été 1974 je suis ouvreur au Festival de Lucerne, fonction bénévole mais qui me permet d’assister à tous les concerts, à plusieurs répétitions, et exceptionnellement à une mini-croisière sur le lac des Quatre-Cantons, en compagnie de Zubin Mehta et de sa flamboyante épouse. Trop timide pour l’approcher, mais impressionné par sa belle allure. Impression confirmée le soir par le concert du Los Angeles Philharmonic qu’il dirige et un souvenir exceptionnel du 3e concerto pour piano de Beethoven que joue son ami de toujours Daniel Barenboim. 

Retour de Bombay (III) : la vie devant soi

Il y avait tout de même une raison personnelle à ce voyage à Bombay, il y a tout juste une semaine. Ma mère qui fête aujourd’hui ses 88 printemps est la dernière d’une fratrie de huit, et parmi mes oncles, sans doute le frère préféré, un jésuite qui voua toute sa vie à enseigner et à construire puits, école, maisons dans un village du Maharashtra (l’Etat dont Bombay est la capitale). Je l’ai vu deux fois seulement, à l’occasion de voyages qu’il faisait dans sa Suisse natale pour récolter des fonds et parler de sa « mission », j’ai manqué son dernier voyage, dernier à tous égards : opéré à Bombay d’une tumeur au cerveau, détectée par hasard, et trop tard, il était venu se soigner parmi les siens en Suisse, et sachant l’issue inéluctable, avait demandé à être ramené parmi ses frères en pauvreté et en amour pour être inhumé dans cette terre indienne qu’il avait tant labourée.

La visite il y a une semaine exactement du plus grand « slum » de Bombay (et d’Asie), Dharavi – 1,2 millions d’habitants – a pris valeur d’une sorte d’hommage à cet oncle, et je n’ai pas regardé ceux que j’ai vus, tous ces visages d’hommes, de femmes, d’enfants, sans penser à chaque instant à Dominique.

Oui, on peut maintenant « visiter »un bidonville. J’avoue que je répugnais à cette perspective, mais quand j’ai su que notre guide avait lui-même grandi dans ce « quartier » de Bombay et y vivait toujours, et proposait ces visites avec d’autres de ses camarades pour financer ses études à l’Université, alors toutes mes réticences ont été levées.

J’ai pris le moins de photos possible, je n’étais pas là en touriste ni en voyeur de la misère humaine, j’avais envie de croiser des regards, des sourires, de m’attarder sur ces ruelles, ces échoppes, ces ateliers, ces minuscules demeures, grouillants de vie.

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L’impression d’une gigantesque usine de récupération… et de transformation. Une fonderie d’aluminium au milieu d’une ruelle. Des billes de plastique après transformation.

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Plusieurs centaines de temples, mosquées, églises, des commerces, des dispensaires, tout ce qui fait vivre la ville, des camions de livraison qui ne reculent devant aucun obstacle !

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Et c’est vrai, des familles entassées dans de minuscules réduits, à 7 ou 8, les enfants dormant à même le sol, des normes d’hygiène et de pollution, qui feraient frémir le plus obscur fonctionnaire européen, et en même temps l’impression d’un système parfaitement organisé, d’une économie autonome, et d’une population industrieuse, pauvre, très pauvre, mais pas miséreuse.

Surtout ne pas avoir la prétention de comprendre et d’analyser quand on n’a passé qu’une matinée au milieu de cette ville dans la ville. Garder espoir en une jeunesse qui ne se résigne pas, et qui semble vouloir participer au formidable développement de la plus grande ville indienne.

Contraste absolu quand on revient au sud de la mégapole, dans les quartiers jadis britanniques…

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Retour de Bombay (II) : Bollywood, Dolan et Bresson

Cannes et son festival, figures obligées, très peu pour moi. En revanche, Bombay et Bollywood, la première industrie cinématographique du monde, et pourtant tellement méconnue. IMG_2841 IMG_2842 Fascinante plongée dans un univers où les stars sont rares, et unanimement adulées, mais où les acteurs de séries populaires ont une célébrité sans équivalent à Hollywood ou dans le cinéma européen IMG_2849 IMG_2850 IMG_2853 IMG_2854 http://fr.wikipedia.org/wiki/Bollywood L’Europe n’importe qu’au compte-gouttes les productions de Bollywood. Les succès mondiaux comme Slumdog Millionaire sont encore rares. On a vu dans l’avion du retour un très remarquable film à sketchs qui reflète avec beaucoup de justesse le Bombay d’aujourd’hui : Bombay Talkies (2013). À voir !

Comme le montre une des séquences du film, les maisons des stars de Bollywood attirent les curieux, qui attendent des heures dans l’espoir d’apercevoir quelques secondes leur acteur préféré. Ici devant la maison de Sharukh Khan. l1012353 Très loin de Bombay et de Bollywood, mais coïncidant avec mon voyage : la vision de Mommy de Xavier Dolan – quel choc ! on comprend le Prix du Jury de Cannes 2014, quelle leçon de cinéma ! – et la lecture du premier volet d’une sorte d’autobiographie d’Anne Wiazemsky, la petite-fille de Mauriac, choisie par Bresson pour être l’héroïne de Au hasard Balthazar (1965). Une écriture limpide, une belle langue, la justesse des faits et des émotions.

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Retour de Bombay (I) : visite à Shiva

Je n’avais pas décidé ce voyage, mais j’ai eu mille fois raison de m’y laisser entraîner. J’en reviens bouleversé, transformé même.

Bombay, c’est tout ce qu’on imagine, espère, redoute, tous ces clichés – le succès mondial du film de Danny Boyle Slumdog Millionaire n’y est pas pour rien !

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On arrive dans la matinée dans un immense aéroport international tout neuf (2014), mais implanté au milieu de la ville (même souvenir qu’à Sao Paulo). Un chauffeur de l’hôtel nous attend, la chaleur est étouffante, 25 km à parcourir de l’aéroport situé au nord à l’hôtel implanté sur Marine Drive, plus poétiquement appelé Queens Necklace (une sorte de méga Croisette).IMG_2827 IMG_2831

25 km en zone urbaine continue, 25 km à l’heure où la mégapole se met au travail. On s’attend au pire, à d’insurmontables embouteillages. Certes un concert, plutôt une cacophonie permanente de klaxons, mais rien de pire qu’à Paris aux heures de pointe, et souvent plus de respect des feux verts et rouges que dans la capitale française !

La construction d’un superbe ouvrage, le Rajiv Ghandi Sea Link, mis en service en 2010, d’une longueur de près de 6 kilomètres, a permis de désengorger visiblement le trafic nord sud.

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Première journée à visée historique, visite des quartiers méridionaux, les plus anciens, influences portugaise et britannique avérées. Excursion sur des rafiots de fortune – on ne peut s’empêcher de revoir les images des naufragés de la Méditerranée ! – vers Elephanta Island, ainsi nommée par les Portugais en raison d’une sculpture monumentale aujourd’hui conservée au Musée de Bombay (http://en.wikipedia.org/wiki/Dr._Bhau_Daji_Lad_Museum)

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Passage obligé par la Porte des Indes (Indian Gateway), très surveillée par la police comme le Taj Mahal Palace tout proche, depuis les attentats meurtriers de 2008 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaques_à_Bombay_du_26_au_29_novembre_2008)

IMG_2787 IMG_2788 IMG_2789 IMG_2791Eviter les vendeurs à la sauvette prêts à vous vendre l’excursion en yacht grand luxe (hum !), trouver le ponton d’embarquement, une foule bigarrée, beaucoup de familles, quasiment pas de touristes, et on supporte plus d’une heure (au lieu des 40 minutes annoncées) de traversée dans le bruit et l’odeur d’un moteur qui semble près de rendre l’âme.

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Mais ce qu’on découvre au terme d’une ascension qui serait un parcours de santé n’était la chaleur à son zénith est grandiose, ces Elephanta Caves rappellent un peu les immenses temples creusés dans les montagnes de Petra en Jordanie (http://whc.unesco.org/fr/list/244)

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Volupté, sensualité, érotisme de ces fabuleux hauts-reliefs voués au culte de Shiva, qui datent du VIème siècle de notre ère !

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Retour à l’heure du thé sur la terre ferme. Reprendre quelques forces avant de découvrir le quartier britannique (Fort).

À suivre…