Franglish

Combat d’arrière-garde ? Il semble que l’instance de régulation de l’audiovisuel français, le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) pense le contraire, en prenant la défense de la langue française d’une manière plutôt originale :

Les modes et les jargons ont toujours influé sur l’évolution de notre langue… vivante ! Il vaut souvent mieux en sourire. Et parfois rappeler que les anglicismes qui envahissent notre vie quotidienne sont, à l’origine, des mots français (comme challenge) ou que le français a réimporté d’outre-Manche ses propres expressions transformées par l’usage : une bougette, un petit sac où l’on plaçait ses pièces de monnaie, est devenue budget à Londres, puis à Paris. Idem pour gadget !

On ne saurait trop conseiller aux Frenchies et à ceux qui aiment notre langue de se plonger avec délices dans deux ouvrages de référence, qu’on a déjà loués ici :

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Je vous laisse à vos lectures, je suis overbooké les jours qui viennent, entre events à manager, meetings de brainstorming et autres teambuilding sessions. Mais je ne veux pas risquer le burn out ! Trop cool non ?

Les intellos

Il y a des marronniers* mieux venus que d’autres : faute de plus saignant sans doute, deux hebdomadaires viennent de consacrer leur une et un épais dossier aux intellectuels, une espèce en voie de disparition ?

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Buisson, Zemmour, Villiers, des intellectuels ? À l’échelle de l’indigence actuelle, oui. Et ils prospèrent sur un terrain déserté par le et la politique. Par curiosité, j’ai parcouru le dernier ouvrage de l’éphémère secrétaire d’Etat à la Communication du gouvernement Chirac (en 1986) et fondateur du Puy-du-Fou. Pour comprendre pourquoi un jeune homme brillant, audacieux, innovant, s’est transformé en caricature de souverainiste anti-européen. Et demain en inspirateur d’une droite décomplexée qui pourrait capter les électeurs déçus par les formations traditionnelles (de droite et de gauche), rétifs à la famille Le Pen et découragés par la perspective d’une réplique en 2017 du match présidentiel de 2012.

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Je ne partage aucune des conclusions ni des idéaux de Philippe de Villiers, mais certains constats font mal, très mal, sur l’absence de débat d’idées depuis une bonne trentaine d’années, le divorce de la classe politique d’avec le peuple, l’emprise de la technostructure et de l’argent sur le politique, etc.

Les succès de librairie de Zemmour (lui je n’arrive pas à le lire, mais je devrais peut-être faire l’effort ?) ne peuvent pas ne pas nous interpeler.

L’Obs nous assure qu’il y a une nouvelle génération d’intellectuels à gauche, on veut le croire, on l’espère ! Mais lorsque le même hebdomadaire il y a trois semaines a proposé un débat sur les valeurs de la gauche en matière d’immigration et d’intégration, il a appelé à la barre Jean Daniel (95 ans) et Edgar Morin (94 ans), c’est dire ! (http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151023.OBS8199/immigration-integration-faut-il-desesperer-de-la-gauche.html)

Un grand monsieur a disparu ces jours derniers, mais au-delà des hommages convenus (François Hollande : « Un grand intellectuel exigeant et passionné »), on ne peut pas dire que le décès de René Girard ait bouleversé les médias. Et pourtant, l’adolescent puis le jeune adulte que je fus, passionné par le débat d’idées, les joutes intellectuelles, s’est nourri non seulement des ouvrages mais aussi des lumineuses interventions du philosophe « inventeur » de la théorie de la pensée mimétique. C’était du temps, il est vrai, où Bernard Pivot ne craignait pas de convier sur le plateau d’Apostrophes ces personnages qui nous invitaient à être plus intelligents, plus cultivés…

Relire maintenant ce qui n’a rien perdu de son actualité.

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*Marronnier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marronnier_(journalisme)

Le problème des électeurs

« François Mitterrand disait que les économistes sont surtout excellents pour expliquer après coup pourquoi les choses ne se sont pas passées comme ils l’avaient prédit » (in Jean-Louis Bianco, Mes années avec Mitterrand – Fayard 2015).

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Ajoutons « analystes » ou « commentateurs » à « économistes » et la phrase reste d’une pertinente actualité. Cela vaut non seulement pour les professionnels de la profession, mais pour tous les adeptes des réseaux sociaux.

Il n’est plus une élection, en France ou dans les pays proches (les seuls auxquels on s’intéresse), dont les résultats ne contredisent prévisions, prédictions et sondages. C’est énervant ces électeurs qui ne votent pas comme ils devraient voter !

Cela devrait nous inciter (je me mets dans le lot des « analystes » et « commentateurs ») à un peu de modestie, à un peu de retenue. Et à chaque fois, à une remise en perspective.

La Turquie dimanche dernier ? L’affreux Monsieur Erdogan et son parti l’AKP gardent la majorité au Parlement au terme d’élections démocratiques. Horreur et stupeur ! Oui mais le vote a été truqué, les électeurs trompés par une campagne orientée par des médias dans la main du pouvoir. Sans doute – et je serai bien le dernier à défendre un parti et un régime qui a condamné mon ami Fazil Say pour délit d’opinion ! – mais les électeurs ont exprimé leur choix. À moins de considérer que les électeurs turcs ne sont pas de même catégorie que les électeurs français ou allemands. Comme l’aurait dit Desproges, ces électeurs votent mal, supprimons les électeurs !

La Grèce ? Que n’a-t-on lu et entendu sur ce pauvre peuple grec, étranglé par une chancelière allemande sûre et dominatrice (tiens ça nous rappelle quelque chose !), par les technocrates de Bruxelles,  heureusement défendu par ces chevaliers blancs qui ont nom Tsipras ou Varoufakis. Qui, dans la cohorte de ceux qui proclamaient leur soutien indéfectible à la Grèce opprimée, avait eu juste un peu de curiosité, qui, parmi les grandes consciences d’une certaine gauche qui n’était pas la dernière à crier, avait relevé le niveau de corruption, de laisser-aller budgétaire atteint par un pays gouverné pendant des décennies par le PASOK (le parti socialiste grec !). Personne n’a plus rien à redire à l’alliance pour le moins hétérogène qu’a constituée et reconstituée Tsipras après deux consultations électorales, personne ne prône plus le Grexit… et personne ne semble surpris que M. Varoufakis se fasse rémunérer ses prestations médiatiques…

Et la France ? Je lis en ce moment beaucoup de mémoires, de livres de souvenirs d’acteurs ou de témoins des vingt dernières années (comme le bouquin de Bianco cité plus haut, comme le dernier opus d’Eric Roussel, biographe de haute volée de Pompidou, De Gaulle, et maintenant Mitterrand)

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Depuis une bonne vingtaine d’années, l’élection présidentielle de 1995, il n’est pas une consultation électorale qui n’ait démenti ou corrigé sérieusement les pronostics établis par les spécialistes, journalistes, sondeurs, politologues.

Bref rappel : 1995 je le donnais en tête du 1er tour, tout le monde se riait de moi, résultat : Lionel Jospin arrive devant Chirac et Balladur (sans parler de la campagne qui a précédé où tous les médias annonçaient Balladur élu même dès le premier tour !); 2002 personne n’avait imaginé Jospin éliminé et un duel Chirac-Le Pen au second tour; 2007 Ségolène Royal écrasant ses rivaux – Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn quand même ! – à la primaire socialiste, Bayrou dépassant 18% des voix; 2012 Monsieur 3%, c’était Hollande en 2008, battant Aubry, Montebourg, Valls, Royal, à la primaire et l’emportant – c’était plus prévisible – sur Sarkozy. Mais il y a aussi 2005, le référendum sur le nouveau traité constitutionnel européen, perdu et bien perdu. Et quasiment toutes les élections européennes, la plus récente – 2014 – étant la plus spectaculaire à la fois par le taux record d’abstentions et la première place du Front National.

Pour tous ces rendez-vous électoraux, sans exception, il suffit de relire la presse de l’époque, avant et après, c’est tout juste si on n’engueule pas les électeurs. Parce que les éditorialistes ont toujours raison, forcément raison !

Churchill, qui eut pourtant à pâtir de l’ingratitude des électeurs, n’en tenait pas moins fermement pour la démocratie : Democracy is the worst form of government – except for all those other forms, that have been tried from time to time.

Pour ne pas se décourager complètement, croire encore dans les vertus de la démocratie, il faut absolument lire l’un des essais les plus intelligents, cultivés, courageux de ces dernières années : Le bon gouvernement, de Pierre Rosanvallon. Salutaire, et bienfaisant !

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Aristocrate

Il fêtait il y a trois jours ses 85 ans, il porte un nom à rallonge qui fleure bon l’ancienne noblesse d’Europe centrale : Johann Nikolaus Graf von La Fontaine und Harnoncourt-Unverzagt (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nikolaus_Harnoncourt#G.C3.A9n.C3.A9alogie)

Plus connu sous son nom de musicien, Nikolaus Harnoncourt, né à Berlin le 6 décembre 1929, est et a toujours été un aristocrate de la musique. De ceux qui ont une haute conception de leur art, de leur métier, un comportement exemplaire envers la musique, les compositeurs et le public. Si Harnoncourt a toujours inspiré le respect aux musiciens, aux auditeurs, à la critique, c’est parce qu’il n’a jamais transigé avec une éthique, une exigence, une certaine idée de la Musique.

Je suis loin d’avoir toujours été d’accord avec ses choix, je me suis parfois ennuyé  à certains concerts – où le sens du détail, la qualité de l’articulation me semblaient brider l’élan d’une symphonie de Mozart ou de Bruckner, mais j’admire et reviens souvent à  sa discographie, même quand elle surprend :

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En cette période de fêtes, le choix est faste pour célébrer Harnoncourt. Deux livres d’abord, une réédition en poche d’un classique, parfois ardu, toujours pertinent :

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Et cette compilation, qui bénéficie d’une formidable préface de Sylvain Fort (qui a aussi traduit de l’allemand, sans jamais les trahir, les propos de Nikolaus Harnoncourt)

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Dans une discographie surabondante, Warner ressort un coffret plutôt inattendu, et pour tout dire passionnant : trois CD de valses de Strauss, dont le concert de Nouvel An 2001, et deux intégrales de La Chauve-Souris et du Baron Tzigane qui, à leur sortie, n’avaient pas eu les faveurs de la critique, parce que finalement on reprochait à Harnoncourt d’aborder ces oeuvres avec trop de sérieux. Il est vrai que ces versions manquent parfois de paillettes, mais elles disent surtout combien Strauss est un grand compositeur, à l’époque respecté par Brahms et Wagner.

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Parisien

Peu de compositeurs peuvent se dire aussi parisiens que Francis Poulenc.

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Souvenir d’enfance : des cousins côté paternel habitaient le même immeuble que Poulenc, rue Guynemer face au Jardin du Luxembourg et s’étaient plaints de leur bruyant voisin !

On a à peu près tout dit, tout écrit sur ce compositeur atypique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc). Atypique parce qu’unique dans le paysage musical du XXème siècle, ni disciples, ni successeurs. Moine ou voyou, selon l’expression consacrée, Poulenc est immédiatement reconnaissable, très français d’esprit et de ton.

Jessye Norman – qui avait étudié la mélodie française avec Pierre Bernac – donne un poids inhabituel à une mélodie – Les chemins de l’amour – dédiée et créée par Yvonne Printemps

Il faut écouter Poulenc – les bonnes intégrales ne manquent pas – il faut aussi le lire :

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Dans la discographie récente, deux disques me touchent particulièrement :

81J5CjHM7yL._SL1500_Et la réédition d’un grand succès public et critique depuis sa parution en 2004 : à l’oeuvre le chef Stéphane Denève, les pianistes Eric Le Sage et Frank Braley qui donnent justement le concerto pour deux pianos ce soir avec l’Orchestre National de France à l’Auditorium de la Maison de la radio.

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Le bonheur Sibelius

Echapper parfois au flux de l’actualité, replonger dans sa phonothèque, redécouvrir une merveille :

Un violoniste de 33 ans, Christian Ferras, à son apogée, un chef de 30 ans, Zubin Mehta, un orchestre de légende, à l’époque « Orchestre National de la RTF », c’était en 1966. Une des plus grandes versions du concerto pour violon de Sibelius. 412u+0Fr-LL

Pas encore ouvert le livre acheté ce dimanche, qui « se veut moins un commentaire musicologique que l’accompagnement spirituel d’une grande aventure artistique ». Richard Millet se dit fasciné par le compositeur finlandais, qui a cessé d’écrire pendant plus de trente ans avant sa mort en 1957. 71jFynPshZL Fascination que j’ai aussi éprouvée très jeune, depuis deux émissions de La Tribune des critiques de disques du temps de la bande à Panigel, Bourgeois, Goléa : sur le Concerto pour violon (de la m…. selon Goléa), et surtout l’incroyable 7e symphonie, d’un seul tenant. J’avais profité d’un passage aux puces de Saint-Ouen, et d’une véritable caverne d’Ali Baba, où mes modestes moyens me permettaient d’acquérir des coffrets neufs à tout petit prix, pour acheter l’intégrale des symphonies dirigée par Lorin Maazel. C’est resté ma référence. 41wgnyeUA2L

Emotion de retrouver l’une des dernières interprétations du grand chef, disparu le 13 juillet dernier, ici à New York en 2013.

Et puis, pour qui aime Sibelius, l’ouvrage incontournable de l’ami Vignal

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Souvenirs enfin d’un voyage à l’été 2006 en Carélie, ce pays de lacs et de forêts qui fut celui de Sibelius.

Des livres de musique

Les livres s’empilent sur ma table de chevet, cadeaux, envois, achats. On les ouvre, on les respire, on les suit en parallèle.

Dans l’ordre de réception, ce cadeau d’amis de théâtre :

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Le grand chef britannique, parfait francophone, était l’invité de Vincent Josse sur France Musique lundi dernier. Trop brève rencontre avec ce personnage d’exception : John Eliot Gardiner est de cette catégorie rare des aventuriers de la musique (http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2013/03/18/happy-birthday-mister-gardiner.html).

John Eliot Gardiner a grandi sous le regard d’un des deux portraits authentiques de Bach, conservé dans la maison de ses parents où il avait été caché pendant la Seconde Guerre mondiale (c’est ce portrait qui figure en couverture de l’édition originale en anglais du livre de Gardiner)

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Cet ouvrage est le fruit d’une vie passée à parfaire sa science et sa pratique de la musique de Bach. Nourri d’archives et d’analyses, il nous fait rencontrer « l’homme en sa création » : nous ressentons ce que pouvait être l’acte de faire de la musique, nous habitons les mêmes expériences, les mêmes sensations que lui. John Eliot Gardiner mêle avec un talent rare érudition, passion et enthousiasme. (Présentation de l’éditeur)

Gardiner avait déjà laissé une discographie exceptionnelle de Bach chez Archiv, il a récidivé sous son propre label pour l’intégrale des cantates, un projet qu’il a conduit depuis une quinzaine d’années.

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Autre ouvrage, que je n’attendais pas sous cette plume : Chopin ou la fureur de soi, de Dominique Jameux :

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J’ai bien connu Dominique Jameux, d’abord et surtout comme auditeur, puis comme directeur de France Musique : producteur exigeant, parfois ombrageux, concentré sur des périodes, des compositeurs, qu’il revisitait, et nous aidait à redécouvrir sans cesse. Et je n’ai pas le souvenir à l’époque qu’il ait manifesté à l’antenne cet amour de Chopin qui nous vaut aujourd’hui ces 350 pages passionnantes et très personnelles. Jameux, ce sont des ouvrages de référence sur Berg, Boulez, Richard Strauss mais pourquoi Chopin ?

« Première (raison) : le caractère résolument individuel, voire intime, tant de ce que Chopin nous glisse à l’oreille que de l’écho que nous lui donnons en nous. Chopin c’est comme la radio : une parole (musicale) qui s’adresse à un auditeur; Moi, vous. Chopin n’a pas de public. Chaque auditeur est seul à l’écouter. L’expérience Chopin le touche au plus secret… » 

Dominique Jameux livre aussi une discographie très personnelle de « son » Chopin : je n’ai pas été surpris d’y retrouver l’incomparable Nelson Goerner.

Beau document qui nous permet de retrouver Frans Brüggen dans une pièce peu connue de Chopin.

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Enfin – provisoirement – un nouveau pavé dû à l’inépuisable André Tubeuf :

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Quinze ans de chroniques mensuelles dans Classica sont rassemblées ici : pour l’essentiel  de grandes figures du passé, le panthéon personnel de l’octogénaire philosophe, mais aussi quelques beaux portraits d’artistes d’aujourd’hui, comme Leif Ove Andsnes ou Philippe Jordan. Et toujours l’inimitable style Tubeuf…

Le hasard m’a fait ouvrir ce livre à la page 59, juste après que j’ai terminé mon dernier billet (https://jeanpierrerousseaublog.com/2014/10/13/la-mort-danita/).

« Anita Cerquetti, l’intruse.

Intruse, oui. Projetée sous les pleins feux de la façon la plus spectaculaire, sans qu’elle l’ait en rien recherché, sans que ce fût en rien dans son caractère… Il y eut l’incident Norma, à Rome, début janvier 1958 – la dérobade (*). L’autre Norma appelée en hâte serait forcément, aux yeux du monde, une remplaçante. Pourtant en Italie, depuis six ou sept ans, Anita Cerquetti se multipliait dans les plus grands théâtres, chantant Verdi, chanteuse essentiellement noble, comme aucune autre alors ni en Italie ni ailleurs…

(*) Le 2 janvier 1958, à la fin du premier acte de Norma, Maria Callas quitte définitivement la scène de l’Opéra de Rome. Prétextant une indisposition elle n’achèvera pas sa représentation. Le public est stupéfait. Le scandale éclate le lendemain dans toute la presse.

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