Isabelle au Bal

Le Concertgebouw d’Amsterdam, le Festival d’Edimbourg, le Musikverein de Vienne, le Festival Radio France, et tant d’autres scènes, où se déploie le talent unique d’une artiste – musicienne, chanteuse, danseuse – qu’on aime et qu’on admire – la répétition d’un compliment n’est pas complaisance, mais simple et rassurant constat -, Isabelle Georges était hier soir à Paris, dans un lieu chargé d’histoire qui vient de ressusciter par la volonté d’un homme et d’une équipe, le Bal Blomet.

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Pour cette première française du spectacle Oh Là Là écrit pour et créé au Festival d’Edimbourg 2016. Isabelle Georges était bien entourée, de formidables musiciens comme Adrien Sanchez (clarinette et saxophone), Samuel Domergue (batterie), Edouard Pennes (guitare), Jérome Sarfati (contrebasse), et le complice de toujours Frederik Steenbrink (piano et chant).

 

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La presse écossaise a comparé Isabelle Georges à des monstres sacrés comme Judy Garland, Lisa Minnelli ou Barbra Streisand. On ne la démentira pas…

On se réjouit de retrouver Isabelle et plusieurs de ses complices au Théâtre des Champs-Elysées le 21 décembre prochain pour un programme qui m’est cher à plus d’un titre (les Liégeois s’en souviennent) : Broadway symphoniqueEt comme l’avait quittée le 17 juillet dernier à Montpellier, il se dit, dans les milieux autorisés, qu’on pourrait bien la retrouver dans un tout nouveau projet pendant l’été 2018 en Occitanie…

L’actualité d’Isabelle Georges c’est aussi la sortie d’un disque, qu’on n’a pas encore écouté, mais qui reflète plusieurs des concerts/récitals qu’elle a donnés ces derniers mois notamment à Radio France.

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Parlez moi d’amour

L’éternelle romance de Lucienne Boyer n’était pas au programme du spectacle auquel j’ai assisté hier soir, et pourtant elle y aurait eu sa place. En revanche, elle a donné à Patrick Papazian le titre de son bouquin, un petit livre rouge, condensé d’humanité, de rires et de larmes, qui parle si bien de.. la chose

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Ce célèbre texte de l’abbé de Lattaignant était lui bien présent dans Amour, Amor, ce magnifique spectacle conçu par et autour d’une artiste à son acmé, chanteuse, danseuse, diseuse, une femme admirable que je suis depuis 1999 et son rôle inoubliable dans Chantons sous la pluie, à Liège et au théâtre de la Porte Saint-Martin, Isabelle Georges.

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Une heure et demie parfaite, enchaînement de chansons lestes ou poétiques, anciennes ou récentes, tristes et gaies – on n’en dévoilera pas les titres, à deux exceptions près – sans doute de tous les spectacles qu’on a vus d’Isabelle, le plus réussi dans son esprit, sa continuité, sa variété, une fluidité, une légèreté – une séquence très sexy que peu pourraient réussir aussi élégamment qu’elle- qui font de cette nouvelle proposition une absolue merveille.

Mais la réussite d’une telle entreprise tient évidemment aussi aux partenaires exceptionnels qui accompagnent Isabelle Georges. Le fidèle Frederik Steenbrink, look et voix de crooner, incroyablement émouvant lorsqu’il est soudain Mouloudji, dans le timbre et l’intonation – dans Un jour tu verras

le poète funambule Edouard Pennes qui lâche parfois sa guitare pour la contrebasse et le musicien multi-cartes, l’étonnant Arnaud Sanchez.

Ils ne m’en voudront pas, je l’espère, d’avoir saisi quelques secondes de leur bis (qui était aussi leur début), Le tourbillon de la vie

Vous l’avez compris, le bonheur est au Théâtre La Bruyère. On s’y précipite !