Une catastrophe aérienne est toujours déplorable, et celle qui a tué une partie des Choeurs de l’Armée rougesuscite légitimement l’émotion. Ils allaient, nous dit-on, soutenir les troupes russes installées en Syrie…quelques heures après la reprise complète d’Alepdévastée par le régime de Bachar El Assad. J’ai un peu de mal à partager le deuil national décrété par la Russie…
Je devrais aussi ajouter un mot de tristesse après la disparition, à 53 ans, de George Michael. Je n’étais pas fan, mais j’écoutais sans déplaisir certains de ses titres et je dois avoir dans ma discothèque ce double album
Chanson de circonstance…
Beaucoup plus sérieux (!!) cet article sur Roselyne Bachelot, 70 ans au compteur ce 24 décembre. Eh oui, elle fait partie des victimes collatérales de Noël, comme un de mes cousins et une de mes nièces nés la veille, une amie cantatrice née le jour, et bien d’autres comme moi nés le lendemain de Noël. Qu’importe… pourvu qu’on ait l’affection de ceux qu’on aime.
Sous le sapin hier soir, j’ai trouvé ce qui va m’occuper encore quelques jours..
La dernière fois, c’était au Musée d’Orsay, une splendide faute de français dans l’exposition consacrée au Second Empire . Avant-hier, c’était au Grand Palais, l’exposition sans doute la plus courue du moment : Hergé
Comment le commissariat de l’exposition, la direction du Grand Palais, peuvent-ils laisser à la vue de tous les visiteurs d’aussi grossières fautes de français ?
Le plus cocasse est que le texte en anglais est correct : le pluriel pour mountains et un bien fâcheux singulier pour montagne !
Juste énervant ! Au point que l’Académie française s’est sentie un devoir de publier un troisième volume deDire ne pas dire :
Dit-on éduquer le sens de l’équilibre ou éduquer au sens de l’équilibre ? Se revendiquer ou se réclamer d’une longue tradition ? Se départit-on de son calme ou s’en départ-on ? Est-on prêt à ou près de venir ? Est-on sensé ou censé connaître la loi ? Que faire de ces tics de langages qui nous ont envahis : positiver, transpariser, s’adresser auprès, de manière à ce que, rapport à, poser problème ? Et les anglicismes : switcher, come-back, hot spot, biopic, success story, matcher, par quoi les remplacer ? Lancé en octobre 2011, le site « Dire, ne pas dire » de l’Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les multiples interrogations sur l’omniprésence d’un vocabulaire technologique ou à l’irruption de mots étrangers véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l’Académie française, loin d’être un gendarme de la langue, est autant attentive à la nécessité d’enrichissement de la langue française qu’à la lutte contre l’appauvrissement du vocabulaire. Ce livre reprend une sélection de plus de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé deux textes introductifs. En se confrontant à des questions d’usage pratique de la langue, de cas concrets et quotidiens, en n’éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l’intelligence et aux subtilités de la langue française (Présentation de l’éditeur)
Surtout qu’Hergé écrivait et parlait un parfait français, comme en témoignent les nombreux documents et plusieurs vidéos présentés dans l’exposition du Grand Palais… dès qu’on parvient à les apercevoir au milieu de la foule des visiteurs !
Il est évidemment indispensable de réserver à l’avance (et de choisir un créneau horaire plutôt matinal !).
On croyait tout savoir, tout connaître du plus célèbre auteur de BD du XXème siècle, Georges Rémi alias Hergé. Il faut croire que non, puisque Le Grand Palais à Paris lui consacre une nouvelle exposition…
Plus important, la parution du fort pavé (3 kg !) consacré aux 70 ans du Journal de Tintin.
Que de souvenirs ! Pendant plusieurs années, j’en fus un lecteur impatient et fidèle.
Très bel ouvrage, cet hommage en 777 pages se compose de deux parties : 1. « Hergé et le journal Tintin » : 77 pages regroupant des dessins inédits de Hergé, des pages de Tintin composées spécialement pour le journal, des couvertures mythiques, des calendriers, un dossier inédit, etc. 2. « Les héros du journal » : 700 pages d’histoires courtes, rares ou inédites en album, signées des plus grands auteurs du journal (Jacobs, Cuvelier, Pratt, Rosinski, Graton, Hermann, Vance, Franquin,…) • Les plus célèbres auteurs de la bande dessinée franco-belge réunis pour la première fois dans un même album. • Un regard nouveau sur le travail de Hergé et la redécouverte d’un pan oublié de son oeuvre de dessinateur (Présentation de l’éditeur).