Deux soirées d’opéra cette semaine, et pour le moins inattendues.
A l’Opéra Bastille lundi, un curieux couplage entre le très connu Cavalleria rusticana de Mascagni et le beaucoup plus rare Sancta Susanna de Hindemith.

La critique s’est montrée unanimement favorable à cette production (lire Le triomphe des mezzos).

Je partage l’enthousiasme général : mise en scène (et en regard) des deux ouvrages avec une rare pertinence, excellentes incarnations, une réserve peut-être sur la direction un peu fruste de Cavalleria, nettement plus impliquée dans Hindemith. Bref un spectacle à voir et tant pis pour ces spectateurs indélicats qui ont quitté la salle à la fin du Mascagni…
Juste pour le plaisir cette version de référence du célébrissime intermezzo de Cavalleria rusticana
Hier c’était, à l’Opéra Comédie de Montpellier, un tout autre genre de ce qu’on ne peut pas vraiment appeler un opéra. Le titre du spectacle en a fait frémir plus d’un, et suscité maintes réactions hostiles, surtout de la part de ceux qui n’ont pas vu et ne viendront pas le voir. Je n’y allais pas non plus sans appréhension, je dois l’avouer.
Il y a bien un peu de provocation de la part de la direction de l’Opéra de Montpellier à proposer comme spectacle de fêtes une Soupe pop qui n’a rien, mais vraiment rien à voir avec les habituelles opérettes d’Offenbach, Strauss ou Lehar. Le pari de l’auteure de ce spectacle (à mi-chemin entre expérience théâtrale et comédie musicale) Marie-Eve Signeyrole était audacieux : il est réussi ! J’ai passé, hier soir, dans une configuration inhabituelle pour une salle d’opéra, deux riches heures de poésie douce-amère à partir d’un sujet qui pouvait prêter à tous les excès, mention spéciale pour les choeurs de l’opéra, dont plusieurs éléments se sont révélés de fabuleux acteurs/comédiens, pour les Tiger Lillies. Et comme le montre la courte vidéo ci-dessous, un sujet grave n’engendre pas nécessairement la mélancolie, même si plus d’une fois l’émotion nous gagnait, comme dans un bouleversant Send in the clowns entonné en fin de spectacle par le chanteur des Tiger Lillies


(Lire à propos de cet excellent coffret le papier que lui consacre J.C.Hoffelé :
(Un joli spectacle bien mené au 





Dit-on éduquer le sens de l’équilibre ou éduquer au sens de l’équilibre ? Se revendiquer ou se réclamer d’une longue tradition ? Se départit-on de son calme ou s’en départ-on ? Est-on prêt à ou près de venir ? Est-on sensé ou censé connaître la loi ? Que faire de ces tics de langages qui nous ont envahis : positiver, transpariser, s’adresser auprès, de manière à ce que, rapport à, poser problème ? Et les anglicismes : switcher, come-back, hot spot, biopic, success story, matcher, par quoi les remplacer ? Lancé en octobre 2011, le site « Dire, ne pas dire » de l’Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les multiples interrogations sur l’omniprésence d’un vocabulaire technologique ou à l’irruption de mots étrangers véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l’Académie française, loin d’être un gendarme de la langue, est autant attentive à la nécessité d’enrichissement de la langue française qu’à la lutte contre l’appauvrissement du vocabulaire. Ce livre reprend une sélection de plus de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé deux textes introductifs. En se confrontant à des questions d’usage pratique de la langue, de cas concrets et quotidiens, en n’éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l’intelligence et aux subtilités de la langue française (Présentation de l’éditeur)
















